lundi 4 janvier 2010
Moi et No et moi...
Alors, je sais je sais, j'ai encore un petit quelque chose de Noël à vous montrer, ma tenue du réveillon, ma broche bling bling mais aujourd'hui c'est la reprise des cours (les photos ne sont pas toutes faites surtout...) alors pour se remettre dans le bain, je tenais à vous parler d'un roman que j'ai lu dernièrement et que j'ai vraiment adoré.
Au passage, je vous montre le cadeau de Noël que je me suis fait toute seule comme une grande, le fameux bracelet "petit beurre" Very Sisters acheté dans la boutiquette au bon goût de chataîgne de Mme Chacha: je l'adore!
Revenons à nos moutons.
Lou est une adolescente, de celles qu'on appelle "enfants précoces", elle a 13 ans, elle se sent toute petite dans sa classe de seconde. Lou aime bien compter, faire des listes, expérimenter, faire des études comparatives sur les plats surgelés, elle aimerait posséder le pouvoir de revenir juste 10 minutes en arrière, parfois ça l'arrangerait... Et puis il y a Lucas, le grand Lucas, rebelle du haut de ses 17ans, qui appelle Lou "Pépite", qui la regarde mais qui est tellement grand.
Et surtout il y a No, toute frêle, toute jeune elle aussi mais qui pourtant vit dans la rue, dans le froid de Paris. No est abîmée par la vie, déjà.
Lou rencontre No gare d'Austerlitz, les deux jeunes filles vont se retrouver liées l'une à l'autre, les blessures de chacune remontant difficilement à la surface mais aidées par cette amitié peu commune.
Lisa en avait parlé sur son blog et m'avait donné envie de lire ce roman et je n'ai pas regretté. L'écriture est simple mais captivante, Lou est la narratrice, ce qui est une bonne idée je trouve, elle nous fait découvrir petit à petit sa famille pas si ordinaire, No, Lucas, le lycée.
La relation entre les deux jeunes filles est bouleversante (les larmes me sont montées aux yeux à plusieurs reprises, mais ce n'est pas du tout larmoyant).
Encore une fois, je vous le recommande vivement, je n'ai pas pu le lacher avant de le finir.
No et moi, Delphine de Vigan, Le Livre de poche.
Un autre livre qui m'a bien plu, également déniché chez Lisa (merci beaucoup, je fais ma liste en lisant ton blog et ensuite je file la librairie!) et offert par ma soeur à Noël.
Le récit d'une rupture sous fond de festival de Cannes, d'accession de N. Sarkozy au pouvoir et de My Blueberry Nights, film de Wong Kar Waï avec Jude Law (aaah) et Norah Jones que j'avais adoré. Je pense d'ailleurs que l'évocation quasi permanente du film n'est pas étrangère au fait que j'aie apprécié ce roman. Au fait, si vous n'avez pas vu My Blueberry Nights, faites-le avant de lire le roman, c'est un peu dommage sinon.
Pascale Clark, qui écrit très bien je trouve (j'ai toujours aimé ses émissions de radio sur France Inter) évoque également à plusieurs reprises Les Chansons d'amour de Christophe Honoré, un autre film que j'ai énormément apprécié ces dernières années.
Bref, si vous aimez Jude Law, si vous aimez Louis Garrel, si vous aimez les films sus-cités, si vous aimez les histoires d'amour qui finissent mal, lisez
Après, Fred Chichin est mort, Pascale Clark, Points.
Un dernier pour la route, un Marie-Aude Murail car je ne sais pas résister à un roman de cet auteur pour la jeunesse quand j'en vois un.
Malo est orphelin, il a été adopté par deux demoiselles, il porte la fleur de lys sur l'épaule (la marque des bagnards), il est amoureux de Léonie, sa voisine, il apprend à parler l'argot avec son autre voisine, La Bouillie, et il est blond aux yeux bleus. Un jour, un homme qui se dit son père vient le chercher mais Malo comprend vite qu'il ne lui veut pas du bien. Commence alors une cavale vers Paris et la taverne du Lapin volant pour retrouver son véritable père. En chemin, Malo se fait des amis, Craquelin ou Janvier, parle de mieux en mieux l'argot, la langue des grinches (les voleurs) et se demande s'il est condamné à être un voleur...
J'ai lu ce roman sans déplaisir mais l'intrigue est un peu convenue. L'écriture de Marie-Aude Murail est toujours enlevée et amusante (elle a le chic pour trouver des expressions pittoresques) mais j'ai été moins emballée que par le dernier que j'ai lu d'elle, Miss Charity; il faut dire que celui-là était vraiment génial.
Pas mal donc, mais plus pour des ados à mon avis.
Malo de Lange, fils de voleurs, Marie-Aude Murail, Neuf de L'Ecole des Loisirs.
Ne vous inquiétez pas, je reviens bien vite à la futilité, dès que les photos sont prêtes (et les copies corrigées...).
Bonne semaine!
vendredi 18 décembre 2009
De New-York à Toulon!
Non, non, je ne retourne pas dans la Grosse Pomme (what a pity...) mais je tenais à vous montrer un album que j'ai trouvé sur cette ville, un album vraiment magnifique.
Il s'agit d'une réédition de 1960, avec les illustrations so sixties qui vont avec, une vraie merveille qui peut faire l'objet d'un cadeau de Noël...
Album New York, de M. Sasek, publié chez Casterman. Acheté dans ma librairie préférée, "Les Modernes", rue Lakanal à Grenoble. Cette boutique est un bijou, plutôt spécialisée dans la littérature de jeunesse mais pas seulement, la libraire met toujours en évidence des livres qu'on ne voit pas ailleurs (comme cet album par exemple) et elle est de très bon conseil. Bref, un vrai bonheur d'y flâner, ça change de ces "supermarchés" du livre...
Les illustrations sont chouettes, n'est-ce pas? Il existe également d'autres villes comme Paris, Londres ou Venise (je ne suis pas exhaustive je crois), toutes aussi jolies les unes que les autres.
Et Toulon me direz-vous si vous avez lu le titre? Eh bien, après une seule petite heure de cours, je file direction la Méditerranée où des températures plus clémentes m'attendent j'espère: c'est les vacances! (et ma machine à coudre fait partie du voyage...)
Bon week-end!
vendredi 11 décembre 2009
Dans la famille D., je demande...
... le père! Je l'aimais déjà bien avant que son fils ne fasse de chansons (et que je devienne une groupie, hum) comme j'aimais les aquarelles de sa femme, Martine. A croire qu'il y a un esprit de famille qui me plaît. Les romans de Philippe Delerm ont été assez importants pour moi, j'en ai beaucoup lu entre 20 et 22 ans et j'y ai découvert une façon de voir la vie qui me convenait, surtout dans Le Bonheur, tableaux et bavardages (éditions du Rocher). Une manière de cultiver le bonheur au quotidien sans forcément chercher à accomplir de grandes choses. Chercher à être heureux avec ce que l'on a.
Ce denier roman s'inscrit dans la lignée des précédents et va un peu à contre courant du monde actuel: Arnold Spitzweg savoure, contemple une seule chose à la fois, ça le dépasse qu'on puisse apprécier deux choses différentes en même temps comme écouter de la musique tout en faisant son jogging...
Le roman s'attache aux détails comme ce pique-nique de fin de journée d'été au bord de la Seine mais ce n'est pas anecdotique: ce sont des "plaisirs minuscules" qui font l'essence de la vie du héros, qui se nourrit de ces petits instants dans sa vie solitaire et parfois mélancolique. Arnold Spitzweg déambule "amoureusement" dans Paris, observe les gens dans le square Carpeaux et décide de coucher ses impressions sur un blog nommé antiaction.com.
Ici, le blog est vu comme un journal intime: des solitudes se rencontrent via le web, les choses sont dites sans prétention, Arnold veut juste donner ses impressions sur les choses et les gens qu'il observe. Il se pose même la question des réponses aux commentaires (comme quoi...) et décide de ne jamais le faire.
Au fil du roman, son blog a du succès et il s'interroge sur le fait d'écrire ce journal "public" pour lui-même ou pour ce que les lecteurs attendent... la fin du roman apporte la réponse.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, l'écriture est fluide, "calme" (ça fait bizarre d'écrire ça, mais c'est l'adjectif qui me vient à l'esprit), le héros est finalement presque un anti-héros attachant et quand on rédige un blog, la réflexion menée autour de ce moyen de communication est intéressante.
Bref, je vous le recommande pour les vacances de Noël, quant à moi j'ai plein d'autres livres qui m'attendent...
Quelque chose en lui de Bartleby, Philippe Delerm, édité au Mercure de France.
jeudi 3 décembre 2009
Quand on aime...
... on ne compte pas!
Je l'ai déjà vu en concert il y a à peine plus d'un mois, à 150km de chez moi. Cette fois-ci il passe à à peine 2 arrêts de tram, alors j'y retourne! J'ai adoré la fois dernière, pas de raison que je sois déçue, non? De toutes les manières, à chaque fois que je le vois en concert, je trouve ça mieux que la fois d'avant (comment ça je ne suis qu'une groupie et donc pas du tout objective?).

Source de la photo http://www.volubilis.net
Ne commence pas sans moi, j'arriiiiive!
vendredi 27 novembre 2009
Vers la douceur
J'ai lu le dernier livre de François Bégaudeau dernièrement (enfin, je crois que c'est le dernier...), Vers la douceur, publié aux éditions Verticales.
J'avais adoré Entre les murs, il faut croire que j'aime faire des heures sup, et j'avais également aimé l'adaptation cinématographique palmée à Cannes. Du coup, quand j'ai vu ce titre chez mon libraire préféré, je n'ai pas hésité longtemps.
En fait, ce roman est sorti il y a plus de 6 mois déjà et paraît-il l'accueil a été catastrophique, il a été vilipendé de part et d'autre mais je suis passée complètement à côté et je ne savais rien de tout ça. Tant mieux, car j'ai lu l'esprit complètement vierge de tout a priori et j'ai vraiment apprécié.
Le roman n'est pas construit de manière chronologique, les épisodes se succèdent en perdant un peu le lecteur entre les différents personnages -dont Jules, le héros- et les différentes époques. Le ton est froid, dur, tranchant au début, c'est cette absence totale de douceur qui m'a déconcertée durant les premières pages. Les relations homme/femme sont évoquées de manière brutale, ces personnages se font finalement beaucoup de mal et semblent bien incapables de faire autre chose...
Et puis, le titre prend vraiment tout son sens, on va doucement vers la douceur (heureusement, sinon mieux vaut avoir le moral durant la lecture) et l'optimisme, on finit par croire à nouveau à la magie des rencontres.
J'ai aimé ce roman, il se lit très vite, les mots sont efficaces et le brouillage chronologique ne m'a pas semblé artificiel.
Du coup, je ne comprends pas vraiment les critiques qui lui ont été faites, et vous, l'avez-vous lu? Qu'en avez-vous pensé? Vos avis m'intéressent!
#...# Hum, je viens de me relire, je ne me trouve pas très convaincante dans mes dires, c'est un exercice plus difficile qu'il n'y paraît que de présenter un livre qu'on a aimé à mon avis, il va falloir que je le fasse plus souvent... Quand je lis les posts de Lisa ou de Charlotte, j'ai toujours envie de filer acheter le livre en question, il me reste des progrès à faire!
samedi 3 octobre 2009
Mes petits bouquins...
J'avais prévu de faire des économies mais voilà, quand je vois des livres je ne sais pas résister. Vous me direz qu'il suffit de ne pas aller dans les librairies, mais ça je ne sais pas faire surtout quand on habite dans une ville qui regorge de librairies comme Grenoble.
Je n'ai presque jamais parlé de livre (mis à part ceux de couture et de cuisine, évidemment) sur ce blog mais je me suis aperçue que j'appréciais vraiment trouver des conseils de lecture sur la blogo, alors, pourquoi pas moi...
Voici ma dernière récolte sachant que j'ai volontairement évité le rayon cuisine parce ce dernier m'est absolument fatal...

J'ai craqué pour le nouveau Joséphine de Pénélope Bagieu, j'avais adoré le premier (tout comme Ma vie est tout à fait fascinante), je ne suis pas déçue par le deuxième. Je n'y connais pas grand chose en BD (et puis je trouve que c'est quand même un sport de riches...) mais j'aime bien cet univers un peu chik' litt' mais ça fait du bien.
Le deuxième a été repéré sur le blog de Lisa, de la littérature de jeunesse et de la science-fiction, j'ai le droit de dépenser mes sous, ce n'est pas pour moi, c'est pour les élèves! (enfin, je le lis pour savoir si ça peut être pour mes élèves. On arrive bien à lire le titre et le nom de l'auteur sur la photo, "Médium" est une collection de L'École des Loisirs.


Alors, pour ce dernier livre j'ai eu un gros gros coup de coeur et c'est surtout pour cet album que j'ai voulu rédiger ce post. J'aime de plus en plus la littérature de jeunesse et je passe toujours beaucoup de temps dans le rayon concerné. Cet album, Le Problème avec les lapins, d'Emily Gravett publié à L'École des Loisirs (je n'ai pas d'actions chez eux mais je suis vraiment fan -un peu moins de leurs prix toutefois...), est une merveille d'humour et de détails. Chaque double page se présente comme celle d'un calendrier, on y trouve des annotations, des petits livrets à déplier, des petits mots qui ne se voient pas toujours à la première lecture. L'auteur pose le problème suivant: si on met un couple de lapins le 1er janvier dans un champ, qu'en sera-t-il le 31 décembre?
Je pense qu'il peut être adapté à des âges très différents: les tout-petits peuvent s'amuser des dessins et des accessoires quant à ceux qui savent lire, ils devraient apprécier les petites notes humoristiques.
Bref, je l'ai acheté pour un petit garçon de huit ans, j'espère que ça lui plaira.


























